Chaque jour, des millions de Français prennent la route pour aller travailler. En moyenne, ce trajet fait une quinzaine de kilomètres et, pour beaucoup, représente un budget important : carburant, assurance, entretien, stationnement… Avec la multiplication des zones à faibles émissions et des aides financières, la rentrée 2026 est une bonne période pour repenser ses habitudes, à la fois pour son portefeuille et pour la planète.
Commencer par un état des lieux de son trajet actuel
Combien vous coûte votre trajet domicile-travail chaque mois ? Combien de temps passez-vous sur la route, embouteillages compris ? Et quel est son impact sur l’environnement ? Faire le point sur ces quelques éléments permet de mieux voir où l’on en est. Et parfois, on se rend compte que le trajet le plus rapide n’est pas forcément le moins cher.
Prenons un cas concret, courant en périphérie des grandes villes : un trajet de 25 km par jour, aller-retour.
Pour ce même trajet, les émissions varient fortement selon le mode de transport : environ 5,44 kg de CO₂e avec une voiture thermique, 2,59 kg avec une voiture électrique et seulement 0,27 kg avec un vélo électrique. À vélo mécanique, les émissions liées au trajet sont considérées comme nulles.
Sur 220 jours travaillés par an, soit environ 5 500 km, cela représente près de 1 197 kg de CO₂e avec une voiture thermique, contre 570 kg avec une voiture électrique et 59 kg avec un vélo à assistance électrique.
Le vélo électrique, une vraie alternative à la voiture
Sur un trajet de 25 km par jour, le vélo électrique peut être une bonne option pour de nombreux actifs. Comptez environ 30 à 45 minutes par trajet, selon le parcours et le niveau d’assistance électrique. Aux heures de pointe, le temps de trajet peut même être proche de celui de la voiture.
Pour les trajets très courts, la marche reste la solution la plus simple. Jusqu’à 5 ou 6 km, le vélo classique peut facilement faire l’affaire. Au-delà, le vélo à assistance électrique permet de parcourir 15 à 20 km sans arriver épuisé au travail.
Une fois le vélo acheté, son coût d’utilisation reste faible. En ville, il permet aussi d’éviter les embouteillages. C’est donc une solution intéressante pour de nombreux trajets domicile-travail.
Transports en commun et intermodalité
Quand le réseau est bien développé, les transports en commun restent une bonne solution pour les trajets domicile-travail. Autre avantage : l’employeur doit prendre en charge une partie de l’abonnement.
Pour les trajets plus longs ou moins bien desservis, on peut aussi combiner plusieurs moyens de transport. Par exemple, laisser sa voiture dans un parking relais et prendre ensuite le tram, ou monter dans le train avec un vélo pliant. Cette solution permet de profiter des avantages de chaque mode de transport, tout en limitant leurs inconvénients.
Le rôle de l’employeur : plan de mobilité et forfait mobilités durables
L’employeur peut aussi aider à changer ses habitudes de déplacement. Les entreprises de plus de 50 salariés sur un même site doivent notamment mettre en place un plan de mobilité pour améliorer les déplacements de leurs salariés.
Certaines proposent également un forfait mobilités durables. Il peut prendre la forme d’une aide pouvant aller jusqu’à 600 euros par an et par salarié pour les trajets à vélo, en covoiturage, en trottinette ou en autopartage, selon les conditions en vigueur. Ce montant peut atteindre 900 euros par an lorsqu’il est cumulé avec la prise en charge d’un abonnement aux transports en commun.
Si votre entreprise ne propose pas encore ce dispositif, vous pouvez simplement en parler aux ressources humaines.
Passer à l’électrique : voiture ou scooter
Pour les trajets quotidiens, passer à l’électrique peut être intéressant, que ce soit avec une voiture ou un scooter. Le coût d’utilisation est généralement plus faible et les véhicules électriques permettent aussi de circuler plus facilement dans certaines zones à faibles émissions.
Le principal frein reste le prix d’achat, même si des aides peuvent le réduire. Leur montant dépend notamment des revenus du foyer et de votre lieu de résidence. Certaines régions et métropoles proposent également leurs propres aides. Comme ces dispositifs évoluent régulièrement, mieux vaut vérifier les conditions et les montants avant de se lancer.
Le covoiturage, une option à ne pas négliger
Dans certaines villes, des lignes de covoiturage avec des points de prise en charge fixes se développent. Le fonctionnement ressemble alors à celui d’une ligne de bus, avec des trajets réguliers et des arrêts définis.
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