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Quel système de chauffage est vraiment le plus écologique ?

Quel système de chauffage est vraiment le plus écologique ?

Publié le par Elodie Santos

Pompe à chaleur, radiateurs électriques, chaudière à granulés, poêle à bois, gaz ou fioul : quel système de chauffage permet de limiter le plus son impact sur le climat ? Pour comparer les différentes solutions, nous avons réalisé une simulation avec le comparateur Impact CO₂ de l’ADEME, sur la base d’un logement de 92 m², soit la surface moyenne des logements en France en 2024.

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quel est le chauffage

Site impactCO2.fr © Ademe

La pompe à chaleur arrive largement en tête

Avec 111 kg de CO₂e par an pour 92 m², la pompe à chaleur est de loin le système le moins émetteur parmi les équipements comparés.

Ce résultat s’explique principalement par son mode de fonctionnement. Une pompe à chaleur ne chauffe pas le logement en produisant elle-même toute l’énergie nécessaire. Elle va chercher une partie de cette chaleur dans l’environnement, par exemple dans l’air extérieur, le sol ou l’eau, puis la transfère à l’intérieur du logement. L’électricité sert principalement à faire fonctionner ce système de récupération et de transfert.

Pour une même quantité de chaleur, la consommation électrique reste ainsi limitée. Par ailleurs, l’électricité étant décarbonée à environ 95 % en France, le fonctionnement d’une pompe à chaleur génère peu d’émissions de carbone.

L'électricité fait mieux que sa réputation

Une chaudière ou un convecteur électrique représente 197 kg de CO₂e par an pour 92 m², soit moins que toutes les solutions au bois présentes dans les données de l'ADEME.

La différence avec une pompe à chaleur s'explique principalement par le rendement. Un radiateur électrique transforme directement l'électricité en chaleur, tandis qu'une pompe à chaleur utilise l'électricité pour récupérer des calories déjà présentes dans son environnement.

Pour autant, remplacer systématiquement des radiateurs électriques par une pompe à chaleur n'est pas forcément pertinent. Dans un petit logement bien isolé, des radiateurs électriques récents, associés à une bonne régulation, peuvent avoir des besoins énergétiques limités.

Le bois, une énergie renouvelable pas sans impact

Bien qu’il utilise une énergie renouvelable et permette de limiter le recours aux énergies fossiles, le chauffage au bois n’est pas sans impact puisque sa combustion émet du CO₂.

Les émissions varient d'ailleurs fortement selon l'équipement. Une chaudière à granulés atteint 365 kg de CO₂e par an, contre 524 kg pour une chaudière à bûches. Pour les poêles, on passe à 544 kg pour les granulés et 783 kg pour les bûches.

Et le climat n'est pas le seul sujet. Le chauffage au bois émet également des particules fines, qui contribuent à la pollution de l'air. La qualité du combustible, l'entretien et les performances de l'appareil sont donc essentiels.

Gaz et fioul : un bilan carbone beaucoup plus lourd

Le fossé se creuse avec les énergies fossiles. Une chaudière à gaz émet 1 641 kg de CO₂e par an pour 92 m². Le fioul atteint, lui, 3 217 kg.

Cette différence s’explique notamment par le contenu carbone de ces deux combustibles. Lorsqu’ils sont brûlés pour produire de la chaleur, ils génèrent directement des émissions de gaz à effet de serre. Le fioul est particulièrement pénalisé sur ce point, avec des émissions importantes à la combustion, auxquelles s’ajoutent celles liées à l’extraction, au raffinage et au transport du combustible.

Source:  https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/evaluer-son-impact/calculer-impact-logement/simulateur-impact-carbone-chauffage 

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