Publié le 13 mars 2026 par Elodie Santos
Destinations à éviter en 2026 : notre guide pour un tourisme responsable

Vols à bas prix, city breaks express, destinations « instagrammables » à portée de clic… Le tourisme fait désormais partie intégrante de nos modes de vie. Mais en 2026, certaines destinations, victimes de leur succès, paient le prix fort sur le plan environnemental, social et culturel. Faut-il pour autant arrêter de voyager ? Pas vraiment. Mais il devient essentiel de repenser nos choix, nos périodes de départ et notre façon de découvrir le monde. Tour d’horizon des destinations à éviter, ou plutôt à visiter autrement, en 2026.

La surfréquentation touristique, un phénomène de plus en plus préoccupant

Le tourisme n’a jamais été aussi accessible et populaire. Pourtant, certaines destinations montrent leurs limites face à l’afflux massif de visiteurs. Le terme « surtourisme » désigne la concentration excessive des flux dans certains lieux et à certaines périodes, avec des conséquences visibles sur la vie locale, l’environnement et le patrimoine :

👉 Saturation des transports publics et des routes.

👉 Hausse des loyers et pression sur le logement.

👉 Usure et dégradation des sites historiques ou naturels.

👉 Sentiment de décalage entre habitants et touristes.

Voyager en 2026, c’est aussi se demander : comment profiter d’une destination tout en respectant son équilibre ?

Les destinations à éviter… ou à visiter autrement

Barcelone : l’exubérance méditerranéenne sous pression

Avec près de 30 millions de visiteurs pour 1,7 million d’habitants, Barcelone est emblématique du déséquilibre entre tourisme et vie locale. La Sagrada Família, le quartier gothique ou la Barceloneta sont souvent bondés. Résultat : commerces orientés quasi exclusivement vers le tourisme, saturation des transports et expérience locale altérée.

❌ À éviter : d'avril à septembre et les longs week-ends.
👀 Visiter autrement : privilégier l’hiver ou l’automne, explorer les quartiers périphériques ou les villes catalanes moins connues comme Tarragone, Sitges ou Gérone.

Venise : quand la lagune souffre de sa célébrité

Venise attire chaque année 25 à 30 millions de visiteurs pour moins de 500 000 habitants. La ville subit un double effet : l’usure du patrimoine et le déséquilibre entre résidents et touristes, surtout lors des croisières et du carnaval.

❌ À éviter : de mai à août, vacances scolaires et carnaval.
👀 Visiter autrement : Pourquoi ne pas explorer les îles de la lagune comme Burano et Torcello ?

Santorin : la carte postale sous tension

Santorin est victime de son succès. Les villages blancs et les couchers de soleil attirent une fréquentation intense concentrée sur l’été, mettant à rude épreuve les ressources en eau et les infrastructures.

❌ À éviter : Juin, juillet et août.
👀 Visiter autrement : Octobre est un mois particulièrement propice pour découvrir Santorin. Découvrez également les îles grecques moins fréquentées mais tout aussi charmantes : Naxos ou Paros.

Amsterdam et Lisbonne : des centres-villes saturés

Amsterdam connaît des pics au printemps et en été, notamment pendant la floraison des tulipes. À Lisbonne, la forte croissance des locations touristiques de type Airbnb a profondément transformé certains quartiers historiques comme l’Alfama, la Mouraria ou le Bairro Alto.

👀 Visiter autrement : privilégier l’automne ou l’hiver, explorer des quartiers périphériques, ou combiner la visite avec des villes moins connues comme Utrecht, Gand, ou au Portugal : l’Alentejo.

Dubrovnik : entre patrimoine médiéval et croisières

Dubrovnik accueille jusqu’à 27 visiteurs par habitant chaque année, ce qui concentre énormément de flux dans la vieille ville. Les autorités ont mis en place des quotas, mais la haute saison reste très chargée.

❌ À éviter : de juin à août.
👀 Visiter autrement : si possible, restez plusieurs jours et explorez l’arrière-pays ou les îles moins touristiques.

Voyager autrement : quelques règles d’or pour un tourisme responsable

Il ne s’agit pas de renoncer aux voyages, mais d’adopter des choix plus conscients :

  1. Voyager hors saison : l’expérience est plus agréable, les habitants moins impactés.
  2. Sortir des sentiers battus : quartiers périphériques, petites villes ou zones rurales.
  3. Séjourner plus longtemps au même endroit : moins de déplacements, plus d’immersion.
  4. Privilégier les modes de transport plus lents : train ou bus pour un impact environnemental réduit et une découverte plus profonde.
  5. Soutenir l’économie locale : hébergements, restaurants et activités gérés par des acteurs locaux.

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