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Cette plante résiste à la canicule et continue de pousser malgré la sécheresse

Cette plante résiste à la canicule et continue de pousser malgré la sécheresse

Publié le par Elodie Santos

L’été 2026 n’a pas épargné les agriculteurs. Entre les fortes chaleurs et le manque de pluie, les pâturages et certaines cultures ont été durement mis à l’épreuve. Pourtant, une plante résiste particulièrement bien à ces conditions, le sorgho fourrager. Cette graminée supporte particulièrement bien les fortes chaleurs et permet aux éleveurs de continuer à nourrir leur bétail lorsque les prairies commencent à se dessécher.

Pourquoi cette plante supporte mieux la chaleur

Le sorgho fourrager appartient au groupe des plantes dites “C4”, comme le millet et le moha. Leur mode de photosynthèse est particulièrement adapté aux températures élevées et à un fort ensoleillement. Le sorgho peut ainsi continuer à pousser lorsque le thermomètre atteint 28 à 36 °C, alors que d’autres cultures fourragères ralentissent déjà leur croissance.

Cette résistance s’explique notamment par l’histoire de la plante. Le sorgho est cultivé depuis des milliers d’années en Afrique, dans des régions où les périodes sèches peuvent durer plusieurs mois.

Par rapport au maïs, il a notamment besoin de moins d’eau pour se développer et demande moins d’engrais azotés. Cela en fait une culture intéressante dans les régions touchées par la sécheresse.

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Une culture en forte progression en France

Le sorgho est de plus en plus présent dans les exploitations françaises. En 2023, environ 55 000 hectares étaient cultivés en sorgho. Deux ans plus tard, les surfaces avaient presque doublé. Dans la Drôme, un hectare de sorgho fourrager peut produire entre six et dix tonnes de matière sèche. Cela peut suffire à nourrir une cinquantaine de brebis pendant l’été, lorsque l'herbe des prairies vient à manquer.

Plusieurs régions cherchent désormais à savoir comment cette plante peut être utilisée dans les élevages. Dans le Centre-Val de Loire, le programme Esti’VAL a testé pendant deux ans le sorgho, le moha et le millet sur trois sites. Les chercheurs ont notamment comparé leur rendement et la façon dont les animaux les consomment au pâturage.

D’autres essais sont menés en Bretagne et dans les Pays de la Loire. Le réseau des Cuma étudie la place du sorgho dans les exploitations pour maintenir une production de fourrage pendant l’été. Le réseau FarmXP teste également la plante dans des terres où l’eau manque.

En Saône-et-Loire, les essais de la chambre d’agriculture vont dans le même sens. Avec des étés plus chauds et plus secs, le sorgho pourrait progressivement prendre la place du maïs fourrage dans certaines régions où celui-ci peine à maintenir ses rendements.

Des conditions à respecter

Le sorgho demande tout de même certaines précautions. Les jeunes pousses sont toxiques pour le bétail tant qu'elles n'ont pas atteint 60 centimètres de hauteur, il faut donc surveiller la parcelle avant d'y faire entrer les animaux. L'implantation a également un coût, mais celui-ci est vite rentabilisé quand les prairies produisent moins de 1,5 tonne de matière sèche par hectare l'été, ce qui arrive de plus en plus souvent avec la sécheresse.

Source: https://normandie.chambres-agriculture.fr/sinformer/concilier-agriculture-et-territoires/environnement-et-paysages/transition-agroecologique/les-pratiques-agroecologiques-en-normandie/detail-des-pratiques-agroecologiques/sorgho-fourrager-en-normandie

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