Publié le 30 août 2026 par Elodie Santos
Le solaire permet à l'Europe d'économiser 51,4 milliards d'euros

En 2025, l’Union européenne a évité près de 51,4 milliards d’euros de dépenses en combustibles fossiles, selon un rapport de l’Agence internationale de l'énergie, relayé par le think tank Ember. Une somme colossale, rendue possible par la montée en puissance des énergies renouvelables, et en particulier du solaire, qui s’impose désormais comme le premier moteur de la transition énergétique européenne.

Le solaire, grand gagnant de l’année

En 2025, la production solaire européenne a dépassé les 340 TWh, soit 12,5 % du mix électrique de l’UE, selon les données du think tank Strategic Perspectives. Sur un an, cette production a bondi de plus de 60 TWh, l’équivalent de la consommation électrique annuelle totale du Portugal.

Dans le même temps, l’UE a investi 90 milliards d’euros dans les énergies renouvelables. Un pari qui semble payant : moins de gaz, de pétrole et de charbon importés signifie moins d’argent qui part à l’étranger, et davantage de stabilité pour les ménages et les entreprises européennes.

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Une facture énergétique allégée, malgré un contexte tendu

Le conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran a fait grimper les cours du pétrole et du gaz sur les marchés mondiaux, rappelant à quel point la dépendance aux fossiles importés expose les économies européennes aux soubresauts internationaux. Or, comme le souligne Ember, c’est justement le secteur électrique, celui où les renouvelables pèsent le plus, qui a le mieux résisté à ces turbulences. L’essentiel des importations fossiles restantes concerne aujourd’hui les usages hors production d’électricité, comme le chauffage ou les transports.

Globalement, l’UE a importé pour 336,7 milliards d’euros de produits énergétiques en 2025, un montant en repli de 11,1 % par rapport à 2024.

2026 s’annonce encore meilleure

Signe que le mouvement s’accélère, un cap symbolique a été franchi en avril 2026 : pour la première fois, l’éolien et le solaire ont produit plus d’électricité que le gaz à l’échelle mondiale, avec 22 % de la production électrique planétaire contre 20 % pour le gaz. Un basculement porté par des conditions printanières particulièrement favorables dans l’hémisphère nord, où se concentre la majorité des capacités solaires mondiales.

Cette embellie ne se limite pas à l’Europe. La production renouvelable a progressé de 13 % sur un an à l’échelle mondiale, avec des hausses marquées au Royaume-Uni (+35 %), au Chili (+24 %), en Australie (+17 %), en Chine (+14 %) et dans l’UE (+13 %). Ember prévient toutefois que ce dépassement du gaz reste, pour l’instant, limité à un seul mois de l’année, et non à l’ensemble de 2026.

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