En Vendée, la société Alegina recycle les coquilles d’huîtres provenant de la conchyliculture et de la restauration. Sous la marque Vivaô, elle fabrique des pavés perméables composés d’environ 30 % de coquilles d’huîtres, de granulats locaux et d’un ciment bas carbone. Ces pavés laissent l’eau de pluie s’infiltrer dans le sol et sont utilisés pour les parkings, les places publiques et les chemins piétons.
Une solution pour mieux gérer l’eau de pluie
En ville, les routes, les parkings et les trottoirs sont souvent recouverts de béton ou de bitume. Ces surfaces empêchent l’eau de pluie de s’infiltrer dans le sol. Elle s’écoule alors vers les réseaux d’assainissement, qui peuvent être rapidement saturés lors de fortes pluies. Ces revêtements favorisent aussi les îlots de chaleur urbains, car ils absorbent la chaleur pendant la journée et la restituent la nuit.
Les pavés perméables de Vivaô apportent une réponse à ces problèmes. Ils laissent l’eau s’infiltrer directement dans le sol, ce qui limite le ruissellement et aide à mieux gérer les eaux de pluie.
A lire aussi : Une lycéenne invente un filtre capable d’éliminer 96 % des microplastiques de l’eau du robinet
Déjà plusieurs projets de chantiers actés
Plus de 30 000 mètres carrés de pavés Vivaô ont déjà été posés. Parmi les réalisations : le parking d’un hub logistique à Cholet sur 2 500 m², la place centrale de Maulévrier en Maine-et-Loire, des cheminements piétons au parc Terra Botanica d’Angers, ou encore Port Bourgenay en Vendée, où la particularité est que les coquilles utilisées proviennent directement du territoire communal.
C’est cette boucle locale qui fait la singularité du modèle d’Alegina. La société assure elle-même la collecte des coquilles auprès des ostréiculteurs, des collectivités et des particuliers, avant de les transformer et de commercialiser les produits finis, le tout depuis la Vendée.
Les mêmes coquilles servent également à fabriquer des substrats pour toitures végétalisées, et une autre branche de l’entreprise produit une pâte à porcelaine haut de gamme sous la marque Kaomer. Mais c’est bien Vivaô qui capte l’attention des architectes, des collectivités et des promoteurs immobiliers, à mesure que la réglementation pousse à désimperméabiliser les sols urbains.
Source :