Publié le 5 janvier 2026 par Manon Giroux
Quel est l’impact écologique des sports d’hiver ?

Chaque année, environ 1 Français sur 7 se rend à la montagne pour skier. Un geste devenu presque banal tant il est ancré dans les habitudes, mais dont l’impact écologique annuel reste pourtant considérable. Parlons Planète fait le point dans cet article.

Quelles sont les sources de pollution pendant les sports d’hiver ?

Derrière l’image de nature immaculée des stations de ski se cachent plusieurs sources de pollution liées aux sports d’hiver.

La modification des milieux naturels

La transformation des paysages de montagne, notamment avec la construction de pistes, routes, logements et commerces, modifie les milieux naturels et perturbe les écosystèmes. Le bruit, les activités humaines et les aménagements entraînent une perturbation de la faune sauvage, tandis que la fragmentation des habitats et la perte de biodiversité affaiblissent les écosystèmes de montagne.

La consommation d’eau

Au sport d’hiver, ce que l’on souligne le plus souvent est l’importante consommation d’eau qu’implique le fonctionnement des stations, notamment pour la production de neige artificielle avec les canons à neige. Chaque année, le réchauffement climatique entraîne progressivement le recul des glaciers, c’est ce qui conduit à ce recours croissant à la neige artificielle pour continuer de faire prospérer l’économie des régions de montagne.

La consommation d'énergie

Plus l’altitude est élevée, plus la température baisse, ce qui entraîne une augmentation significative de l’utilisation du chauffage. À cela s’ajoutent la consommation des remontées mécaniques, des engins de damage et des différents services proposés dans les stations en montagne.

La production de déchets

La production de déchets est un problème global qui concerne tous les territoires. Pendant l’hiver, elle peut sembler être dissimulée dans la neige, mais lorsque celle-ci fond, les déchets réapparaissent évidemment à la surface.

Une étude menée en 2022 a d'ailleurs révélé l’ampleur des déchets sauvages accumulés dans les zones de montagne. Selon les données de l’association Montagne Zéro Déchets, 50 opérations de ramassage, couvrant seulement 5 % du territoire, ont permis de collecter plus de 11 tonnes de déchets, dont 24 000 mégots.

Quelques gestes pour alléger l’empreinte carbone des vacances à la montagne

Pour alléger l’empreinte carbone de vos vacances à la montagne, il est d’abord possible de se tourner vers des locations éco-labellisées. En France, il en existe plus de 300. Ces hébergements mettent en place des pratiques pour réduire la consommation d’énergie et privilégier des ressources propres, comme l’ électricité verte . Le tri des déchets y est également encouragé, avec du personnel formé aux bons gestes pour minimiser l’impact environnemental.

De plus en plus de stations de ski s’engagent dans une transition écologique. Elles sont souvent dotées du label Flocon Vert, basé sur une vingtaine de critères visant à protéger l’environnement et à préserver les montagnes.

🎿 À lire aussi :

Ski en montagne : s’engager pour protéger la biodiversité 

Ensuite, ce sont des initiatives qui dépendent de chacun. À la montagne, comme partout ailleurs, il est important de continuer à adopter les gestes simples qui font la différence : surveiller sa consommation d’énergie , limiter sa dépense d’eau, trier ses déchets et réduire le gaspillage global. Enfin, pour réduire l’impact de l’industrie textile, il est recommandé de privilégier une combinaison de ski de seconde main, surtout si elle n’est utilisée qu’une semaine dans l’année.

Sources :

https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/mieux-consommer/vacances-loisirs/reduire-empreinte-ecologique-sports-hiver 

https://mtaterre.fr/articles/les-sports-dhiver-quels-impacts-ecologiques/